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Dada — Arp

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La Cathédrale est un cœur
(J. Arp – J.-M. Hummel)
0’38 – 156 Ko

Affiche « Dada@lsaco »

> Affiche Dada@lsaco

Cabaret littéraire Dada@Lsaco

Un spectacle qui conduit de Cologne à Zürich en passant par Strasbourg et Berlin. Dans la nef des fous ; Hans Arp à la harpe ; Max Ernst aux blagues sé-rieuses, Karl Valentin et son chien Milou, Walter Mehring et le baluchon des exilés, Tristan Tzara en tsar qui se laisse photographier… et des comptines d’enfants :

arp stram gramtsara rara gammealexandre & marmelademax a mal à la salade – valentin au rintintin

Le tout en 4 langues : allemand, alsacien, français et dada. Représenté dans les musées et dans des séquences dada de nos spectacles sur l’Alsace.

Dessin de Cornelia Ziegler

Dessin de Cornelia Ziegler, janvier 1983 (lors de la création du Cabaret’Arp à Colmar)

«

La cathédrale est un cœur
Comment ai-je pu dire
Que la cathédrale de Strasbourg
Était un cœur ?
Pour la même raison
Que vous pourriez dire
Que nous sommes une branche d’étoiles
Que les anges ont des mains de poupée
Que le bleu est en danger de mort
Qu’il déteste les surhommes
Et qu’il préfère les hommes de neige
Qui fondent sur une plage d’été
Entourés de lampes à pétrole […]

»

Jean Arp in Jours effeuillés — éditions Gallimard

«  […] Convoqué au consulat allemand de Zürich lors de l’autre guerre, Arp, un peu troublé comme il l’avoue lui-même, s’arrête pour faire le signe de croix devant le portrait de Hindenburg. À quelque temps de là, invité par un psychiatre à donner par écrit la date de sa naissance, il la répète jusqu’au bas de la feuille, où il tire un trait et, sans trop se soucier de l’exactitude de l’addition, présente un total de quelques chiffres.  »

André Breton
Anthologie de l’humour noir – éditions J.J. Pauvert

«  […] Nun erschallte von bewimpelten Altären ein Lied, das Nationallied, in dem ein Huhn durch Eierlegen der Morgenröte huldigte. Es wurde erbarmungslos mit wilder überzeugung gesungen. Sänger waren keine zu erblicken »
«  […] Des autels pavoisés s’élevait alors un chant, l’hymne national, où une poule en pondant un œuf rendait hommage à l’aurore. Cela chantait impitoyablement, avec une conviction sauvage, mais aucun chanteur n’était visible. »

Hans Arp, traduit par Jean Arp