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Cabaret Matthis

> Écouter des extraits :

Les Matthis c’est ma tasse de saule
(J.-M. Hummel)
0’50 – 200 Ko

D’ald Bladaan
(A. Matthis)
0’41 – 164 Ko

LAlsace des frères Matthis

Mars 2006

Les frères jumeaux Adolphe et Albert Matthis chantés aujourd’hui en dialecte alsacien de Strasbourg – une cure de printemps !

Souvenirs lointains de première lecture : difficile de déchiffrer l’encre noire des mots imprimés ; la solution ? tout de suite donner de son gosier, faire surgir des voix modulées avec des accents toniques, donner une vie sonore, un corps à ces écritures ; avec Liselotte Hamm, écouter l’autre qui lit, se corriger un accent, ajuster la prononciation de certaines voyelles et immédiatement c’est l’éblouissement pour les oreilles de ce qui sort entre yeux et souffle.

       

Pochette du CD Frères Matthis

Pochette (CD avec livret de 20 pages contenant tous les textes – 2006)

Une critique de Raymond Piela

[…] Joyaux de la poésie dialectale […] magistralement mis en musique par Jean-Marie et interprétés avec la « bonne humeur communicative » (et le talent) des deux artistes. […] leurs mots, ici, dansent et swinguent, rient et pleurent, s’adaptent à tous les genres, même sur l’un ou l’autre air malicieusement emprunté à Léonard Cohen ou Kurt Weill. Vrai, les vers des Pfiffebrüeder n’ont jamais été à pareille fête […] Bonheur partagé. Merci !
« Cabaret Matthis » est aussi un spectacle. À ne pas rater !

Raymond Piela
Land un Sproch N° 161, décembre 2006

S Früejohr

«

Wenn d’r März de Dreck uffwickelt
Un d’r Schnee hett d’Blatt gebutzt,
Un wenn’s Is isch ingedrüeckelt
Un d’r Bür am Soot rumschlutzt,
Wenn’s Grambol gitt in de Wälder,
Wenn d’r Gärtner’s Ländel stampft,
Un d’r Mischt drüss uff de Felder
Wie e gschwellti Grumbeer dampft.
Wenn sich d’ütt de Strohhuet bleche.
Wenn d’r Gogel s’Huehn as ropft.
D’Maiekäfer vor’m Reche
Üs d’r Schælet sin gedropft,
Un wenn d’Hund enander fange,
Wenn d’r Roller’s misere brielt,
Wenn d’r Storik mit de Lange
As am Kindelsbrunne spielt,
Wenn am Friddaa d’Froscheschenkel
Uns garniere d’haam de Disch,
Wenn äs uff’m Glacisbänkel,
D’warem Lieb im Keime isch.
Wenn d’r Kirschbaam blieijt, und sehn er
Bi de Schwärm vum schœne Po.
D’Nachtigalle, d’ltaliener —
No isch’s Früejohr aa schun do !

»

Adolphe Matthis